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jeudi 5 décembre 2013

Poème d'amour : Citation sur la vie

Deux poèmes célèbres sur le thème amour.



Poème d'amour:


Poème d'amour : Citation sur la vie


L'Amour et la Folie

Tout est mystère dans l'amour  
Ses flèches  son carquois  son flambeau  son enfance: 
Ce n'est pas l'ouvrage d'un jour 
Que d'épuiser cette science. 
Je ne prétends donc point tout expliquer ici: 
Mon but est seulement de dire  à ma manière  
Comment l'aveugle que voici 
(C'est un dieu)  comment  dis-je  il perdit la lumière  
Quelle suite eut ce mal  qui peut-être est un bien; 
J'en fais juge un amant  et ne décide rien. 

La Folie et l'Amour jouaient un jour ensemble: 
Celui-ci n'était pas encor privé des yeux. 
Une dispute vint: l'Amour veut qu'on assemble 
Là-dessus le conseil des dieux; 
L'autre n'eut pas la patience; 
Elle lui donne un coup si furieux  
Qu'il en perd la clarté des cieux. 
Vénus en demande vengeance. 
Femme et mère  il suffit pour juger de ses cris: 
Les dieux en furent étourdis  
Et Jupiter  et Némésis  
Et les juges d'enfer  enfin toute la bande. 
Elle représenta l'énormité du cas: 
" Son fils  sans un bâton  ne pouvait faire un pas: 
Nulle peine n'était pour ce crime assez grande: 
Le dommage devait être aussi réparé." 
Quand on eut bien considéré 
L'intérêt du public  celui de la partie  
Le résultat enfin de la suprême cour 
Fut de condamner la Folie 
A servir de guide à l'Amour. 

Jean de la Fontaine




Poème d'amour:


Poème d'amour : Citation sur la vie



Rendez-vous

Dans la chambre encore fatale
De l’encor fatale maison
Où la raison et la morale
Se tiennent plus que de raison 

Il semble attendre la venue
À quoi  misère  il ne croit pas
De quelque présence connue
Et murmure entre haut et bas :

« Ta voix claironne dans mon âme
Et tes yeux flambent dans mon coeur.
Le Monde dit que c’est infâme
Mais que me fait  ô mon vainqueur ?

J’ai la tristesse et j’ai la joie
Et j’ai l'amour  encore un coup 
L’amour ricaneur qui larmoie 
Ô toi beau comme un petit loup !

Tu vins à moi gamin farouche
C’est toi  joliesse et bagout
Rusé du corps et de la bouche
Qui me violente dans tout

Mon scrupule envers ton extrême
Jeunesse et ton enfance mal
Encore débrouillée et même
Presque dans tout mon animal

Deux  trois ans sont passés à peine 
Suffisants pour viriliser
Ta fleur d’alors et ton haleine
Encore prompte à s’épuiser

Quel rude gaillard tu dois être
Et que les instants seraient bons
Si tu pouvais venir ! Mais  traître 
Tu promets  tu dis : J’en réponds 

Tu jures le ciel et la terre
Puis tu rates les rendez-vous...
Ah ! cette fois  viens ! Obtempère
À mes désirs qui tournent fous.

Je t’attends comme le Messie 
Arrive  tombe dans mes bras ;
Une rare fête choisie
Te guette  arrive  tu verras ! »

Du phosphore en ses yeux s’allume
Et sa lèvre au souris pervers
S’agace aux barbes de la plume
Qu’il tient pour écrire ces vers… 

Paul Verlaine

lundi 18 novembre 2013

Poème sur l'enfance - Citation sur vie



Poème sur l'enfance


Poème sur l'enfance - Citation sur vie


l'enfance




Elle est belle l'enfance quand elle nous inspire
Quand l'émotion qu'elle délivre rappelle des souvenirs 
Les calins sur les genoux  les ballades et les goûters au nutéla 
Les dessins animés au petit matin quand les parents ne sont pas là.

Elle est belle l'enfance quand elle nous attendrit 
Et qu'elle nous rappelle la meilleure part de notre vie 
Celle de l'insouciance et des sentiments vrais 
Sans mensonges et sans haine  quand le coeur était spontané.

Mais je pense aussi à tous ceux qui n'en ont pas eu
Qui par la faute d'un adulte  ne l'ont pas vécu
En ont été privé pour multiples raisons  la guerre  le deuil ou la maladie
Sachez qu'enfant  longtemps l'on demeure tant que dure la vie.
Peut être un jour  un petit être partagera-t-il avec vous 
Ces moments qui vous manquent et qui font comme un trou
Au fond de votre âme  ou dans votre mémoire?
Mais avec beaucoup d'amour autour  vient la guérison et l'espoir
Car les blessures du coeur demeurent les pires
Et nul enfant du monde ne devrait les subir




Poème sur l'enfance


Poème sur l'enfance - Citation sur vie


L'enfance



L'enfant chantait; la mère au lit  exténuée 
Agonisait  beau front dans l'ombre se penchant ;
La mort au-dessus d'elle errait dans la nuée ;
Et j'écoutais ce râle  et j'entendais ce chant.

L'enfant avait cinq ans  et près de la fenêtre
Ses rires et ses jeux faisaient un charmant bruit ;
Et la mère  à côté de ce pauvre doux être
Qui chantait tout le jour  toussait toute la nuit.

La mère alla dormir sous les dalles du cloître ;
Et le petit enfant se remit à chanter... 
La douleur est un fruit ; Dieu ne le fait pas croître
Sur la branche trop faible encor pour le porter.


Victor HUGO  





Poème sur l'enfance


Poème sur l'enfance - Citation sur vie

L’enfance

Qu’ils étaient doux ces jours de mon enfance
Où toujours gai  sans soucis  sans chagrin 
je coulai ma douce existence 
Sans songer au lendemain.
Que me servait que tant de connaissances
A mon esprit vinssent donner l’essor 
On n’a pas besoin des sciences 
Lorsque l’on vit dans l’âge d’or !
Mon coeur encore tendre et novice 
Ne connaissait pas la noirceur 
De la vie en cueillant les fleurs 
Je n’en sentais pas les épines 
Et mes caresses enfantines
Étaient pures et sans aigreurs.
Croyais-je  exempt de toute peine
Que  dans notre vaste univers 
Tous les maux sortis des enfers 
Avaient établi leur domaine ?
Nous sommes loin de l’heureux temps
Règne de Saturne et de Rhée 
Où les vertus  les fléaux des méchants 
Sur la terre étaient adorées 
Car dans ces heureuses contrées
Les hommes étaient des enfants.

Gérard de Nerval




Poème sur l'enfance


Poème sur l'enfance - Citation sur vie


L’enfance de Marot


Sur le printemps de ma jeunesse folle 
Je ressemblais l'hirondelle qui vole 
De çà  de là : l’âge me conduisait
Sans peur ni soin  où le cœur me disait.
En la forêt  sans la crainte des loups 
Je m'en allais souvent cueillir le houx 
Pour faire glu à prendre oiseaux ramages 
Tous différents de chants et de plumages.
Oh! que de fois aux arbres grimpé j'ai 
Pour dénicher ou la pie ou le geai 
Ou pour jeter des fruits jà mûrs et beaux
A mes copains qui tendaient leurs chapeaux !

Clément Marot

lundi 11 novembre 2013

Poésie famille - Poème sur la vie


Poésie famille - Poème sur la vie

Poésie famille


Ma famille

Je n’ai plus beaucoup le temps d’écrire...
Mais pour toi, mais pour vous, 
Le temps n’a pas d’importance, seul compte mon désir, 
Mon désir de vous aimer jusqu’au bout.

Une famille unie comme la notre, 
Ca ne doit plus beaucoup exister, 
Une famille folle comme la notre, 
C’est tellement de plaisir à partager.

Chaque personne qui en fait partie
Est indispensable à notre survie.
Enlevez donc un maillon de celle-ci, 
Et nous voilà tous emplis d’une tristesse infinie.

C’est beau l’amour, surtout quand on est ensemble, 
Un amour si pure et si grand qui nous rassemble, 
Cet amour qui ne pourra jamais nous séparer, 
Toujours une petite pensée pour ceux qui nous ont quittés...

Je vous aime tous tellement...
C’est grâce à vous que je grandis, 
Et même si je ne le dis pas assez souvent, 
Je voudrais simplement vous dire MERCI !

Merci de faire partie de ma vie, 
Merci de faire de moi ce que je suis, 
Merci d’être toujours là pour moi, 
Merci d’être une famille en or comme celle-là.

Je vous aime, je vous aime, je vous aime...
Tellement que je ne peux l’écrire, 
Un sentiment inexplicable à décrire
Qui fait que quoiqu’il arrive JE VOUS AIME !!

Rien, ni personne ne pourra jamais nous enlever, 
cette amour, ce sourire qui nous unis.
Non, vraiment rien ne pourra nous séparer, 
JE VOUS AIME TOUS A LA FOLIE !!



Poésie famille



Poésie famille - Poème sur la vie


Un jour, un homme, une femme
Leurs chemins se sont croisés
Ils se sont enlacés puis fiancés.
Mais avant de se marier, ils ont dû étudier
Cela a duré des années.
C’était trop dur, ils ont failli tout lâcher.
Lui a trouvé un emploi, 
Elle se disait : il n’y en aura pas pour moi.
Il l’a aidée dans son désarroi.
Ils s’aimaient tellement
Qu’ils se sont fait le serment 
De continuer dans l’espoir malgré les difficultés du moment.
Finalement, elle décrocha un mi-temps
Ça a duré un temps puis à nouveau moins d’argent.
Cependant, la vie leur a fait un cadeau, 
Sûrement le plus beau et tant attendu : un bébé ! 
Puis un deuxième ! Tout s’est enchaîné !
Couches et biberons de lait,
Les parents maintenant mariés.
Ils ont regardé grandir leurs enfants,
Ils les imaginaient déjà grands.
Faut les protéger de cette société d’énervés !
Vont-ils y arriver ?
Oui, parce que c’est une famille unie
Par un mélange d’amour et de respect.



Poésie famille



Poésie famille - Poème sur la vie



La famille


La famille est précieuse,
Il faut en prendre soin,
Car elle est unique,
Et tout pour nous.

La famille est importante,
On partage tout avec ou presque,
On se confie,
S'amuse et rigole.

La famille est précieuse,
Il faut en prendre soin,
Toute notre vie,
Car les personnes sont géniales.

Il y a des hauts et des bas,
Mais généralement, 
Cela dur peu de temps,
Car on les aime.

La famille nous manque,
Quand on est loin,
Il faut dire ce que l'on ressent,
Qu'on les aime.



Poésie famille


Poésie famille - Poème sur la vie



Ma famille que j'aime 


Je vous aime, mes amours, je pense quelquefois
Que ferais-je sans vous si vous n'existiez pas ?
Vous m'avez apporté le Bonheur et la Joie,
Une raison de vivre. Il peut toujours faire froid,
Mon coeur sera au chaud, mon âme s'épanouira,
De vous savoir tout près, rien ne me ternira.
Je vis vraiment comblée, vous faites partie de moi,
Chaque journée qui passe me redonne la foi.
Ce bonheur s'agrandit, se construit pas à pas.
L'amour se multiplie et nous voilà déjà
A l'aube d'autre vies. Et puis je m'aperçois
Comme le temps s'enfuit. Sans regrets, toutefois.
Que le ciel nous protège, qu'il ne nous sépare pas.
Ma famille que j'aime, et qui est tout pour moi.

mardi 22 octobre 2013

Poème triste - poème sur la vie

voici une nouvelle collection de poèmes tristes pour tous les gens tristes dans le monde.



Poème triste - poème sur la vie

Poème d'Amour Triste


Je suis désoler ...
Si un jour je vous ai fais pleurer
Si un jour je vous ai fais crier
Si un jour je vous ai engueulé
Je suis désoler ...
D'un jour vous avoir aimer
D'attacher de l'importance à notre amitié
De voir la vie du mauvais côté
Je suis désoler ...
Pour tous ce que je vous ai fait
Pour ne pas vous avoir respecté
Pour ne pas vous avoir consoler
Je suis désoler ...
Car je ne vais pas rester
Car je vais vous faire pleurer
Car je vais décéder


Poème d'Amour Triste


S'il te plait mon Dieu...
Sors-moi de mon trou
D'une couleur noire et sombre
Où je me trouve un peu étrange...

S'il te plait mon Dieu...

J'ai tant souffert
Le gout de vivre je l'ai déjà perdu
Le jour de ma mort
Est la clé de mes peines...

S'il te plait mon Dieu...

Tu me vois là ...
Je souffre dans ma petite âme
Je suis si triste, si mal
Si seule et ce n'est pas normal

J'ai tant reçu de douleur,
Dans cette vie sans couleur.

S'il te plait mon Dieu...

Ma vie, je n'en n'ai plus besoin.
Mon sourire, je ne l'ai pas.
Mon âme a une grande faiblesse.

Mon coeur, je ne pense même plus,
S'il est en vie ou pas.

S'il te plait mon Dieu ...

Emmènes-moi tout près de toi
On dit que la vie est si belle chez toi
Guides moi dans le bon chemin
Changes moi ce destin...

S'il te plait mon Dieu...
S'il te plait mon Dieu...



Poème Triste

J’aimerais refermé
Le journal de mon âme
Vivre sans le passé
Tel un plat histogramme

Quand la page accumule
Les douleurs des années
L’encre bleue s’acidule
Par les maux acharnés

Avec une allumette
Je ne veux qu’enflammer
Ce journal indigeste
Condamnant mes pensées

Les imprimés ratés
Et les maux périodiques
Doivent être flambés
Avant l’ère italique



Poème Triste


Chaque soir,
Je pense à la mort,
Je pense à toutes mes souffrances,
Que j'ai dù accepter avec imprudence.

Car je n'aurais jamais su que ça ferait mal,
De se faire traité comme un animal,
J'ai l'impression de me faire transpercé,
Par un couteau malsainement aiguisé.

J'ai donc voulu me changé les idées,
j'ai pris un vieu dictionnaire tout plié,
J'ai feuilleté vite vite les pages fétides,
Et je suis tombée par hasard sur le mot suicide...



Poème  Triste


Alors nous voici à la fin
La mort va nous prendre enfin
Ensemble nous mourrons,seuls,
Jamais ne nous reverrons,seuls

Au-delà,au-delà nous sommes
Ensemble nous bruleront,moi
t'aimant comme une pauvre pomme
Et toi,seule,qui ne m'aimait pas

Ton serviteur dévoué pleure
Car il a échoué sans toi
Et maint'nant,aujourd'hui tu meurs
Je ne peux pas vivre sans toi

Au-delà,au-delà je meurs
Mais toi tu vivras encore,non?
Non bien sur,parce qu'il est l'heure
La mort ignore le pardon

Nous mourrons et la lumière noire est si terne
Pourquoi ce lot infâme,cette mort aussi triste?
Pour comprendre combien les mourants nous bernent
Et enfin se dire que rien n'est plus triste

samedi 19 octobre 2013

Poème bonne nuit - poème sur la vie


Poème bonne nuit



Poème bonne nuit - poème sur la vie

Dort bien et n'oublie pas que tu es mon ivresse
Voyageons dans le royaume des rêves et bannissons la tristesse
Crevons le cœur de ses démons sans sagesse
Tu sais dans mon âme tu es encres
Dans mes yeux tu es plus belle que la beauté
Ton regard c'est un art même les déesses sont émerveillé
Ton sourire d'une lumière illusoire qui illumine mes journées
Je me noie dans l'océan de ton cœur chaque minute et chaque heure
Même le ciel s'incline en écoutant ta vois
Une mélodie divine le parfum de ma joie
Je t'aime je crois depuis des années lumières tu vois
Même sans te connaitre tu es venu vers moi
D’un voyage amicale ont est devenue renne et roi
Deux amoureux qui s’enflamment de bonheur et de foi
J’ai parlé avec l'amour l'autre fois
Il m'a dit tout bas que le mot je t'aime a été créé seulement pour toi
Et maintenant tu te réveilleras d'un claquement de doit
Bonjour ma tendresse ait pitié de mon cœur qui bat pour toi
Ne me laisse plus attendre des secondes entière ta vois
Mes yeux te réclament et mes oreilles suivent tes lois
Alors dit moi bien dormi dans l'empire de mes désires ?
Répond mes yeux est ce que tu ma vue incliné et amoureux ?
Que puis-je dire de plus que puis je dire de moins
Pour un ange venu de trop loin dans mon cœur tu baigneras sans fin








Poème bonne nuit



C'est à la lumière du crépuscule
Que je vais sans aucun scrupule
Vous souhaiter une bonne soirée
Ainsi qu'une douce nuit étoilée
Que chaque étoile vous protège
Que doucement, la nuit abrège
Oui tous vos soucis de la journée
Afin que votre cœur soit consolé
Que vous passiez une soirée délicieuse
Autant qu'une nuit bien merveilleuse.







Poème bonne nuit


La nuit est tombée
et sous son manteau de velours
le soleil s'est couché
et moi vers mon lit je cours
faire dodo, me reposer

La lune a pointé le bout de son joli nez
le soleil de suite s'en est allé
je m'en vais de ce pas me laisser bercer
et au pays des songes je vais rêver...

Le soleil s'est caché
dans sa couverture étoilée
je vais aussi m'émmitoufler
dans mon petit lit douillet

mercredi 16 octobre 2013

Poème bonne année 2014 - Poème sur la vie


Voici une poème pour bonne année .
Poème bonne année 2014 - Poème sur la vie




Au pays des merveilles, je commande l’année
L’année, l’année nouvelle que j’aimerais souhaiter
A ceux qui, sur la Terre , n’ont jamais vu la paix
Qui rêvent d’une aurore où déposer leur faix

Au pays des merveilles je demande la joie
Pour ceux à qui la vie n’a pas donné le choix
Pour ceux dont la souffrance a éteint le regard
Pour tous ceux qui s’enfuient dans le train du brouillard

Au pays des merveilles j’entends des cris d’enfants
Qui ne connaissent pas, de la vie, les tourments
Que l’on aime pour eux, sans esprit de retour
Des enfants épanouis au jardin de l’amour

Bonne année à vous tous au pays des merveilles,
Et que vos mains tendues appellent le soleil :
Dans le fond des cachots, certains ont vu l’espoir
Venir sans s’annoncer, les chercher dans le noir !


Michèle CORTI

samedi 12 octobre 2013

les plus beaux poèmes d'amour - poème d'amour


Dans notre blog  citation sur la vie vous trouvez les plus beaux poèmes d'amour.



Poème d'amour 1 :

les plus beaux poèmes d'amour - poème d'amour


Amour me tue, et si je ne veux dire


Amour me tue, et si je ne veux dire
Le plaisant mal que ce m'est de mourir :
Tant j'ai grand peur, qu'on veuille secourir
Le mal, par qui doucement je soupire.

Il est bien vrai, que ma langueur désire
Qu'avec le temps je me puisse guérir :
Mais je ne veux ma dame requérir
Pour ma santé : tant me plaît mon martyre.

Tais-toi langueur je sens venir le jour,
Que ma maîtresse, après si long séjour,
Voyant le soin qui ronge ma pensée,

Toute une nuit, folâtrement m'ayant
Entre ses bras, prodigue, ira payant
Les intérêts de ma peine avancée.

Pierre de Ronsard




Poème d'amour 2 :




les plus beaux poèmes d'amour - poème d'amour


Chant d'Amour


Naples, 1822.

Si tu pouvais jamais égaler, ô ma lyre,
Le doux frémissement des ailes du zéphyre
À travers les rameaux,
Ou l'onde qui murmure en caressant ces rives,
Ou le roucoulement des colombes plaintives,
Jouant aux bords des eaux ;

Si, comme ce roseau qu'un souffle heureux anime,
Tes cordes exhalaient ce langage sublime,
Divin secret des cieux,
Que, dans le pur séjour où l'esprit seul s'envole,
Les anges amoureux se parlent sans parole,
Comme les yeux aux yeux ;

Si de ta douce voix la flexible harmonie,
Caressant doucement une âme épanouie
Au souffle de l'amour,
La berçait mollement sur de vagues images,
Comme le vent du ciel fait flotter les nuages
Dans la pourpre du jour :

Tandis que sur les fleurs mon amante sommeille,
Ma voix murmurerait tout bas à son oreille
Des soupirs, des accords,
Aussi purs que l'extase où son regard me plonge,
Aussi doux que le son que nous apporte un songe
Des ineffables bords !

Ouvre les yeux, dirais-je, ô ma seule lumière !
Laisse-moi, laisse-moi lire dans ta paupière
Ma vie et ton amour !
Ton regard languissant est plus cher à mon âme
Que le premier rayon de la céleste flamme
Aux yeux privés du jour.


Alphonse de Lamartine





Poème d'amour 3 :



les plus beaux poèmes d'amour - poème d'amour


L'Amour et la Folie


Tout est mystère dans l'amour,
Ses flèches, son carquois, son flambeau, son enfance:
Ce n'est pas l'ouvrage d'un jour
Que d'épuiser cette science.
Je ne prétends donc point tout expliquer ici:
Mon but est seulement de dire, à ma manière,
Comment l'aveugle que voici
(C'est un dieu), comment, dis-je, il perdit la lumière,
Quelle suite eut ce mal, qui peut-être est un bien;
J'en fais juge un amant, et ne décide rien.

La Folie et l'Amour jouaient un jour ensemble:
Celui-ci n'était pas encor privé des yeux.
Une dispute vint: l'Amour veut qu'on assemble
Là-dessus le conseil des dieux;
L'autre n'eut pas la patience;
Elle lui donne un coup si furieux,
Qu'il en perd la clarté des cieux.
Vénus en demande vengeance.
Femme et mère, il suffit pour juger de ses cris:
Les dieux en furent étourdis,
Et Jupiter, et Némésis,
Et les juges d'enfer, enfin toute la bande.
Elle représenta l'énormité du cas:
" Son fils, sans un bâton, ne pouvait faire un pas:
Nulle peine n'était pour ce crime assez grande:
Le dommage devait être aussi réparé."
Quand on eut bien considéré
L'intérêt du public, celui de la partie,
Le résultat enfin de la suprême cour
Fut de condamner la Folie
A servir de guide à l'Amour.


Jean de la Fontaine

dimanche 6 octobre 2013

Poème sur l'amitié - Poème sur la vie

Voici une sélection des poèmes d'amitié.


Poème sur l'amitié - Poème sur la vie


Poème sur l'amitié 1 :


À l’Amie


Dans tes yeux les clartés trop brutales s’émoussent.
Ton front lisse, pareil à l’éclatant vélin,
Que l’écarlate et l’or de l’image éclaboussent,
Brûle de reflets roux ton regard opalin.
Ton visage a pour moi le charme des fleurs mortes,
Et le souffle appauvri des lys que tu m’apportes
Monte vers tes langueurs du soleil au déclin.
Fuyons, Sérénité de mes heures meurtries,
Au fond du crépuscule infructueux et las.
Dans l’enveloppement des vapeurs attendries,
Dans le soir énerve, je te dirai très bas.
Ce que fut la beauté de la Maîtresse unique…
Ah ! cet âpre parfum, cette amère musique
Des bonheurs accablés qui ne reviendront pas !
Ainsi nous troublerons longtemps la paix des cendres.
Je te dirai des mots de passion, et toi,
Le rêve ailleurs, longtemps, de tes vagues yeux tendres,
Tu suivras ton passé de souffrance et d’effroi.
Ta voix aura le chant des lentes litanies
Où sanglote l’écho des plaintes infinies,
Et ton âme, l’essor douloureux de la Foi.



Renée Vivien





Poème sur l'amitié 2 :




L'ami d'enfance.



Un ami me parlait et me regardait vivre :
Alors, c'était mourir... mon jeune âge était ivre
De l'orage enfermé dont la foudre est au coeur ;
Et cet ami riait, car il était moqueur.

Il n'avait pas d'aimer la funeste science.
Son seul orage à lui, c'était l'impatience.
Léger comme l'oiseau qui siffle avant d'aimer,
Disant : « Tout feu s'éteint, puisqu'il peut s'allumer ; »
Plein de chants, plein d'audace et d'orgueil sans alarme,
Il eût mis tout un jour à comprendre une larme.
De nos printemps égaux lui seul portait les fleurs ;
J'étais déjà l'aînée, hélas ! Par bien des pleurs.

Décorant sa pitié d'une grâce insolente,
Il disputait, joyeux, avec ma voix tremblante.
À ses doutes railleurs, je répondais trop bas...
Prouve-t-on que l'on souffre à qui ne souffre pas ?

Soudain, presque en colère, il m'appela méchante
De tromper la saison où l'on joue, où l'on chante :
« Venez, sortez, courez où sonne le plaisir !
Pourquoi restez-vous là navrant votre loisir ?
Pourquoi défier vos immobiles peines ?
Venez, la vie est belle, et ses coupes sont pleines ! ...
Non ? Vous voulez pleurer ? Soit ! J'ai fait mon devoir :
Adieu ! — quand vous rirez, je reviendrai vous voir. »

Et je le vis s'enfuir comme l'oiseau s'envole ;
Et je pleurai longtemps au bruit de sa parole.
Mais quoi ? La fête en lui chantait si haut alors
Qu'il n'entendait que ceux qui dansent au dehors.

Tout change. Un an s'écoule, il revient... qu'il est pâle !
Sur son front quelle flamme a soufflé tant de hâle ?
Comme il accourt tremblant ! Comme il serre ma main !
Comme ses yeux sont noirs ! Quel démon en chemin
L'a saisi ? — c'est qu'il aime ! Il a trouvé son âme.
Il ne me dira plus : « Que c'est lâche ! Une femme. »
Triste, il m'a demandé : « C'est donc là votre enfer ?
Et je riais... grand dieu ! Vous avez bien souffert ! »


Marceline Desbordes-Valmore.







Poème sur l'amitié 3 :



Les amis à deux pieds,
Et les amis à quatre pattes.

Fable XV, Livre V.


« Je préfère un bon cœur à tout l'esprit du monde,
Et d'amis à deux pieds je me passe fort bien, »
Disait certain monsieur qui vit avec son chien
Dans une retraite profonde.
« Je n'ai pas d'autre ami que lui,
Humains ; et s'il tient aujourd'hui
La place qu'en mon cœur longtemps vous occupâtes
C'est qu'il ne m'est pas démontré
Que l'on ait aussi rencontré
L'ingratitude à quatre pattes. »



Antoine-Vincent Arnault.







Poème sur l'amitié 4 :


Les deux amitiés.



Il est deux Amitiés comme il est deux Amours.
L'une ressemble à l'imprudence ;
Faite pour l'âge heureux dont elle a l'ignorance,
C'est une enfant qui rit toujours.
Bruyante, naïve, légère,
Elle éclate en transports joyeux.
Aux préjugés du monde indocile, étrangère,
Elle confond les rangs et folâtre avec eux.
L'instinct du cœur est sa science,
Et son guide est la confiance.
L'enfance ne sait point haïr ;
Elle ignore qu'on peut trahir.
Si l'ennui dans ses yeux (on l'éprouve à tout âge)
Fait rouler quelques pleurs,
L'Amitié les arrête, et couvre ce nuage
D'un nuage de fleurs.
On la voit s'élancer près de l'enfant qu'elle aime,
Caresser la douleur sans la comprendre encor,
Lui jeter des bouquets moins riants qu'elle-même,
L'obliger à la fuite et reprendre l'essor.

C'est elle, ô ma première amie !
Dont la chaîne s'étend pour nous unir toujours.
Elle embellit par toi l'aurore de ma vie,
Elle en doit embellir encor les derniers jours.
Oh ! que son empire est aimable !
Qu'il répand un charme ineffable
Sur la jeunesse et l'avenir,
Ce doux reflet du souvenir !
Ce rêve pur de notre enfance
En a prolongé l'innocence ;
L'Amour, le temps, l'absence, le malheur,
Semblent le respecter dans le fond de mon cœur.
Il traverse avec nous la saison des orages,
Comme un rayon du ciel qui nous guide et nous luit :
C'est, ma chère, un jour sans nuages
Qui prépare une douce nuit.

L'autre Amitié, plus grave, plus austère,
Se donne avec lenteur, choisit avec mystère ;
Elle observe en silence et craint de s'avancer ;
Elle écarte les fleurs, de peur de s'y blesser.
Choisissant la raison pour conseil et pour guide,
Elle voit par ses yeux et marche sur ses pas :
Son abord est craintif, son regard est timide ;
Elle attend, et ne prévient pas.



Marceline Desbordes-Valmore.